Technique préconisée : le brou de noix.
Si vous découvrez le site par cet article et ne connaissez pas le brou de noix, demandez le livret « Réussissez enfin vos paysages peints », les bases de son utilisation et les outils y sont indiqués dans un 1° exercice.
En apprenant à regarder le paysage non en terme d’objets ( arbre, forêt, rivière, maison(s), banc, prés, route ou chemin, etc …) mais en tant que zones de lumière alternant avec des zones d’ombre, vous avez commencé à modifier votre regard en profondeur. Il faudra pratiquer régulièrement pour que cela devienne un acquis. Vous êtes motivé(e) : il n’y a aucun doute sur le résultat.
Pour vos 1° exercices, évitez les lumières diffuses, incertaines: c’est plus facile quand la lumière est vive, le soleil non voilé.
Proposition d’exercice-jeu.
Vous voilà face à votre motif, vous avez choisi un papier peu absorbant (type lavis Vinci 224 g ou le Rouge du « Moulin du Coq » grain fin, en fibres de cellulose vierge). Les papiers dits satinés offrent un résultat intermédiaire entre ceux-ci et les papiers « coton », beaucoup plus absorbants.
Surtout ne dessinez rien. Plissez les yeux jusqu’à ce que les ombres vous paraissent si sombres qu’elles absorbent les formes : vous ne distinguez plus (par exemple) la frontière entre l’ombre dans l’arbre et son ombre projetée sur le mur derrière lui. La forme de l’ombre n’est plus ni une partie de l’arbre ni une partie du mur: elle est en soi 1 forme. Peignez-la tout de suite sans essayer de maîtriser la mise en page ni les proportions. N’y mettez aucune nuance.
Passez à la forme-ombre voisine, observez-la puis peignez-la spontanément en évaluant l’espace et sa forme qui la sépare de la 1°ombre. Encore une fois ne cherchez pas la justesse. Plus vous irez vite, plus il y aura d’approximations, mieux l’exercice vous profitera.
Quand vous aurez placé toutes les formes-ombres, commencez à jouer. Les plus grosses approximations vous apparaissent. Profitez de la souplesse du brou de noix: rognez ou agrandissez les ombres en effaçant ou en ajoutant ; déplacez-les ainsi comme des pièces de puzzle jusqu’à ce qu’elles soient à la bonne place, dans la bonne taille, bien orientées.
Selon votre papier, vous pourrez éclaircir jusqu’à retrouver le blanc du papier ou simplement un ton bien clair. Vous allez obtenir quantité de nuances involontaires. Observez-les avec toute votre sensibilité, décidez de les garder ou de les éliminer.
Dans le même temps ou après, nuancez les zones d’ombres et ne touchez que très peu ou pas aux zones de lumières. A répéter cet exercice vous allez vous éduquer à la qualité des combinaisons de formes et de nuances; certaines vous paraîtront plus évocatrices de l’ambiance que vous cherchez à traduire, d’autres moins.
Empiriquement, vous vous préparez à ce qu’on appelle la « composition ».
CHRISTIAN* ou Christian DESTOILES, professeur indépendant de peinture et dessin Créateur de stages et séjours de Rando-Peinture